Alors voilà le pitch : je suis coincé au pieux depuis 40 jours avec une sciatique en équerre dont même les papy se foutent de ma gueule. On aurait pu me promettre des jours sans fin à essayer de faire rentrer les secondes dans les minutes sur mon horloge numérique, des heures plates comme des cadrans de Dali, des week-end chiants à remonter le moral d’un koala albinos un mardi gras... Que nenni, c’est mal me connaître. Je m’éclate comme une loutre : bouquins, BD, magazines, Internet, DVD... Le monde entier est à portée de main. On vit une époque où il est devenu pratiquement impossible de s’ennuyer. Les sources de divertissement passif sont inépuisables, au point que je pourrais presqu’en oublier à jamais de sortir de mon 35m2... si ce n’était pour sauver mon légendaire bronzage tropical qui commence à prendre un sérieux coup de chaux.

Tout ça pour dire, qu’à la faveur de ce temps-mort, où les contraintes sociales et professionnelles ont miraculeusement disparus de mon agenda, j’en profite pour m’attaquer à ce petit coin d’expression qui me trotte depuis longtemps dans la tête. Sinon, je pourrais passer mon temps à ingurgiter toutes sortes de conneries sans jamais les chier nulle part, et c’est comme ça qu’on se fait des occlusions intestinales...

Une fois encore, comme pour à peu près tous mes projets, la vraie question c’est : “Est-ce que je tiendrais la distance ?”

Allez, cette fois je me donne 3 mois.

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