Les Bouddhas Egoïstes

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lundi 8 février 2010

Cahier d'un retour au pays natal... complètement pourri !

D'abord y'a eu l'histoire du marché. Franchement, qui aurait pu prévoir que le dimanche à 7h30 du matin, juste devant chez mon frère à Saint-Ouen, y'a un gros marché qui s'installe? Ben peut-être mon frère justement... sauf que le dimanche il est rarement levé à cette heure-là. Du coup impossible de se garer devant l'immeuble, on se tape la moitié de la rue, les sept bagages lourdes comme des sacs de briques, jusqu'à la voiture de Flo et Swan, qui eux sortent à peine de soirée pour gentiment me livrer à l'aéroport.

Bon, passe encore. S'il n'y avait eu que ça, je m'en serais bien sorti.

J'embrasse mon frère, je lui fais les recommandations d'usage sur la vie, l'argent, les femmes et tout... Je saute en voiture et on file jusqu'à Orly. ça aurait pu être Roissy, peste Flo au volant, de Saint-Ouen c'est quand même plus pratique, mais non, c'est Orly Sud. Pas grave, on fonce, personne sur la route, le jour se lève révélant un grand soleil d'hiver pour m'accompagner en ce jour faste. ça y'est, aujourd'hui c'est la bonne : je quitte Paris pour de vrai! Et la météo est de mon côté! Arrivé à l'aéroport, largement à temps, je m'insère avec mon chariot dans la file d'enregistrement des bagages et j'essaye de repérer des bonnes gueules pour me délester de quelques kilos : en gros, un pigeon sympathique qui voudrait bien prendre une de mes valises pour m'éviter la surtaxe. J'aperçois juste devant moi un jeune couple super roots avec deux sacs de rando même pas pleins (à vue d'oeil, un maillot un tee-shirt et un masque-tuba tout au plus). Je m'approche :

"Vous allez à Pointe-à-Pitre?".


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dimanche 18 janvier 2009

La bêtise de l'homme blessé

La douleur rend con.

C’est comme ça, c’est la nature humaine.

Lorsqu’un individu est blessé dans sa chair ou dans son âme, il a statistiquement de fortes chances de devenir un peu con. Voire parfois très con. Personne n’y échappe : ni moi, ni mon frère, ni ma mère, ni mon boss, ni même le grand manitou qui dirige la nation (lui encore moins que les autres...).

S’en prendre à ses proches, moralement ou physiquement, exploiter ses semblables, manipuler ses pairs, envahir le territoire voisin, accumuler de la richesse, tuer et blesser encore tout un tas d’autres gens...

C’est comme ça que fait le con pour ne pas se sentir tout seul dans sa douleur profonde...

C’est comme ça que l’homme blessé lave sa blessure.

D’ailleurs, on pourrait presque résumer toute l’histoire de l’humanité à cela : des hommes (ou plus rarement des femmes) blessés dans leur âme (comprendre “orgueil”) ou dans leur chair, souvent par leurs propres parents, et qui passent le reste de leur vie à faire les cons pour compenser...

Cette théorie fonctionne autant pour les individus que pour les ensembles d’individus, aussi appelés “peuples”.

Un peuple blessé dans sa chair ou dans son âme (comprendre “fierté”) a de fortes chances de finir con.

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samedi 3 janvier 2009

My precious... TV !

Aujourd’hui, ça fait bientôt dix ans que je n’ai plus de poste de télévision raccordé à une quelconque antenne.

Donc chaque fois que je surprend une télévision en pleine activité, ronflant tranquillement dans son environnement naturel, je suis à la fois fasciné et... atterré.

Dans les temps anciens, lorsque régnait l’imposante espèce "cathodique", on les retrouvait principalement dans les salons, sagement installées au centre de la pièce, tous les fauteuils et canapés dirigés vers son écran de verre.

Depuis, elles ont largement proliferées. Aidées en cela par le développement d’une sous-espèce à écran plat de type LCD ou Plasma, elles s’établissent désormais sans scrupule dans la chambre à coucher, les bars, les restaurants, les salles d’attentes de tous types et même... sommet de l’horreur, la chambre des enfants ! La télé est partout.

Et par “télé” je veux dire : “écran lumineux qui retransmet un programme audiovisuel linéaire continu et à sens unique”. Définition à laquelle il faudrait également rajouter : “et dont les diffuseurs se rémunèrent en vendant de l’espace/temps publicitaire.” Car la pub, cette catégorie de programme pourtant minoritaire, influe fortement sur le contenu de tout le reste des émissions proposées...

Du coup, n’en n’ayant pas chez moi, je suis devenu d’autant plus sensible aux effets de la télévision sur les autres, dont mes proches. Et j’en tire une conclusion sans appel : LA TELE TUE... ! Lentement mais littéralement.

L’exemple le plus criant pour illustrer cette affirmation un brin péremptoire : les vieux..

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