Les Bouddhas Egoïstes

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jeudi 11 février 2010

Une journée blanche et sèche...

Vendredi soir, ma cousine passe me chercher pour aller boire un coup.  Dans la voiture, elle m’interroge : “Dis-donc, c’est la première fois que tu sors de la maison non ?”. Merde alors, c’est vrai, une semaine que je suis là et j’ai pas foutu le nez dehors. ça craint. J’ai certes fait des allez retour entre la maison de mon grand-père, celle de mon oncle (qui fait également office d’Internet café) et chez moi (chez ma mère), mais vue que tout ce petit monde est à peu près à 200 mètre les uns des autres, ça compte pas.  Du coup, c’est ma première sortie en ville... où plutôt à la Marina, car il y a bien longtemps que plus personne ne se rend à Pointe-à-Pitre pour sortir : trop calme, trop glauque, trop craignos... 

Non, y’a pas à dire, LE lieu branché de cette partie de l’île, c’est la Marina.

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lundi 8 février 2010

Cahier d'un retour au pays natal... complètement pourri !

D'abord y'a eu l'histoire du marché. Franchement, qui aurait pu prévoir que le dimanche à 7h30 du matin, juste devant chez mon frère à Saint-Ouen, y'a un gros marché qui s'installe? Ben peut-être mon frère justement... sauf que le dimanche il est rarement levé à cette heure-là. Du coup impossible de se garer devant l'immeuble, on se tape la moitié de la rue, les sept bagages lourdes comme des sacs de briques, jusqu'à la voiture de Flo et Swan, qui eux sortent à peine de soirée pour gentiment me livrer à l'aéroport.

Bon, passe encore. S'il n'y avait eu que ça, je m'en serais bien sorti.

J'embrasse mon frère, je lui fais les recommandations d'usage sur la vie, l'argent, les femmes et tout... Je saute en voiture et on file jusqu'à Orly. ça aurait pu être Roissy, peste Flo au volant, de Saint-Ouen c'est quand même plus pratique, mais non, c'est Orly Sud. Pas grave, on fonce, personne sur la route, le jour se lève révélant un grand soleil d'hiver pour m'accompagner en ce jour faste. ça y'est, aujourd'hui c'est la bonne : je quitte Paris pour de vrai! Et la météo est de mon côté! Arrivé à l'aéroport, largement à temps, je m'insère avec mon chariot dans la file d'enregistrement des bagages et j'essaye de repérer des bonnes gueules pour me délester de quelques kilos : en gros, un pigeon sympathique qui voudrait bien prendre une de mes valises pour m'éviter la surtaxe. J'aperçois juste devant moi un jeune couple super roots avec deux sacs de rando même pas pleins (à vue d'oeil, un maillot un tee-shirt et un masque-tuba tout au plus). Je m'approche :

"Vous allez à Pointe-à-Pitre?".


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dimanche 18 janvier 2009

La bêtise de l'homme blessé

La douleur rend con.

C’est comme ça, c’est la nature humaine.

Lorsqu’un individu est blessé dans sa chair ou dans son âme, il a statistiquement de fortes chances de devenir un peu con. Voire parfois très con. Personne n’y échappe : ni moi, ni mon frère, ni ma mère, ni mon boss, ni même le grand manitou qui dirige la nation (lui encore moins que les autres...).

S’en prendre à ses proches, moralement ou physiquement, exploiter ses semblables, manipuler ses pairs, envahir le territoire voisin, accumuler de la richesse, tuer et blesser encore tout un tas d’autres gens...

C’est comme ça que fait le con pour ne pas se sentir tout seul dans sa douleur profonde...

C’est comme ça que l’homme blessé lave sa blessure.

D’ailleurs, on pourrait presque résumer toute l’histoire de l’humanité à cela : des hommes (ou plus rarement des femmes) blessés dans leur âme (comprendre “orgueil”) ou dans leur chair, souvent par leurs propres parents, et qui passent le reste de leur vie à faire les cons pour compenser...

Cette théorie fonctionne autant pour les individus que pour les ensembles d’individus, aussi appelés “peuples”.

Un peuple blessé dans sa chair ou dans son âme (comprendre “fierté”) a de fortes chances de finir con.

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