Les Bouddhas Egoïstes

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dimanche 18 janvier 2009

La bêtise de l'homme blessé

La douleur rend con.

C’est comme ça, c’est la nature humaine.

Lorsqu’un individu est blessé dans sa chair ou dans son âme, il a statistiquement de fortes chances de devenir un peu con. Voire parfois très con. Personne n’y échappe : ni moi, ni mon frère, ni ma mère, ni mon boss, ni même le grand manitou qui dirige la nation (lui encore moins que les autres...).

S’en prendre à ses proches, moralement ou physiquement, exploiter ses semblables, manipuler ses pairs, envahir le territoire voisin, accumuler de la richesse, tuer et blesser encore tout un tas d’autres gens...

C’est comme ça que fait le con pour ne pas se sentir tout seul dans sa douleur profonde...

C’est comme ça que l’homme blessé lave sa blessure.

D’ailleurs, on pourrait presque résumer toute l’histoire de l’humanité à cela : des hommes (ou plus rarement des femmes) blessés dans leur âme (comprendre “orgueil”) ou dans leur chair, souvent par leurs propres parents, et qui passent le reste de leur vie à faire les cons pour compenser...

Cette théorie fonctionne autant pour les individus que pour les ensembles d’individus, aussi appelés “peuples”.

Un peuple blessé dans sa chair ou dans son âme (comprendre “fierté”) a de fortes chances de finir con.

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samedi 3 janvier 2009

My precious... TV !

Aujourd’hui, ça fait bientôt dix ans que je n’ai plus de poste de télévision raccordé à une quelconque antenne.

Donc chaque fois que je surprend une télévision en pleine activité, ronflant tranquillement dans son environnement naturel, je suis à la fois fasciné et... atterré.

Dans les temps anciens, lorsque régnait l’imposante espèce "cathodique", on les retrouvait principalement dans les salons, sagement installées au centre de la pièce, tous les fauteuils et canapés dirigés vers son écran de verre.

Depuis, elles ont largement proliferées. Aidées en cela par le développement d’une sous-espèce à écran plat de type LCD ou Plasma, elles s’établissent désormais sans scrupule dans la chambre à coucher, les bars, les restaurants, les salles d’attentes de tous types et même... sommet de l’horreur, la chambre des enfants ! La télé est partout.

Et par “télé” je veux dire : “écran lumineux qui retransmet un programme audiovisuel linéaire continu et à sens unique”. Définition à laquelle il faudrait également rajouter : “et dont les diffuseurs se rémunèrent en vendant de l’espace/temps publicitaire.” Car la pub, cette catégorie de programme pourtant minoritaire, influe fortement sur le contenu de tout le reste des émissions proposées...

Du coup, n’en n’ayant pas chez moi, je suis devenu d’autant plus sensible aux effets de la télévision sur les autres, dont mes proches. Et j’en tire une conclusion sans appel : LA TELE TUE... ! Lentement mais littéralement.

L’exemple le plus criant pour illustrer cette affirmation un brin péremptoire : les vieux..

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lundi 22 décembre 2008

Comment devenir "Grand Patron de Multinationale" pour les nuls

J’ai une théorie sur les grands patrons, oligarques, et autres héritiers d’empires industriels ou financiers...

J’en avais marre d’entendre le gens me répondre que “Ces mecs là ils ont travaillé durs pour arriver où ils en sont” ou alors “C’est pas pour rien qu’ils sont patrons, ils sont compétents” ou le pire de tous :“Ouais, 5 millions par ans, c’est peut-être beaucoup, mais ils le méritent, avec tous les emplois qu’ils créent”...

J’en avais marre d’entendre les magazines télé et hebdomadaires de tous poils vénérer littéralement tous ces entrepreneurs à succès partis de rien et devenus multimillionnaires, ces grands patrons salariés qui changent de multinationales tous les trois ans, ou ces grandes familles de la bourgeoisie industrielle qui entretiennent leur empire au sein de clans très très fermé...

Alors j’ai inventé une théorie, basique, simpliste même, et totalement dénuée de fondement scientifique ou de quelconque recherche sociologique. Pour la peine, je ne lui ai même pas donné de nom, mais elle s’énonce ainsi :

AUCUN GRAND DIRIGEANT D’ENTREPRISE NE PEUT ETRE ARRIVE LA Où IL EN EST SANS AVOIR COMMIS AU MOINS UNE TRAHISON ET/OU UNE ARNAQUE DANS SA CARRIERE.


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mercredi 3 décembre 2008

La voiture c'est génial !

Bien que l’obtention de mon permis remonte à 1997, j’ai depuis lors réussi à éviter, avec la rigueur d’un Amish, la conduite de véhicule motorisé individuel.

C’est dont presque vierge, qu’à l’occasion d’un retour temporaire au pays, j’ai noué mes premiers liens durables avec une voiture personnelle, assurée en mon nom, et qui répondait au nom un tantinet simplet de “Punto”.

Car en Guadeloupe, vivre sans voiture est un défi écolo que je ne suis pas encore prêt à relever. Il existe bien quelques Antillais encore sensibles aux charmes des modes de transports primitifs, comme la “grena” (petites mobs locales utilisées par les vieux cools), le scoot (grosses mobs locales utilisées par les jeunes cons), ou même, pour les courageux, le vélo de route (avec toute la panoplie qui va avec)... Mais soyons honnêtes, ce choix tient rarement d’une éthique écologique, à peu près inexistante aux Antilles, mais plutôt d’une contrainte financière, pour le coup assez répandue. Par ailleurs, il y a bien un “réseau” (le mot est mal choisi...) de transports en commun sur l’île, mais la complexité des lignes nécessite au minimum une licence en cartographie pour espérer arriver à destination...

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jeudi 6 novembre 2008

De l'absurdité des conventions sociales européennes appliquées aux colonies

Le saviez-vous ? On s’habille quasiment de la même façon à la Défense... qu’en Guadeloupe ! En tout cas dans les milieux professionnels.

Voilà qui nous donne l’occasion de pratiquer un petit exercice d’imagination que je nommerais, à défaut de terme plus approprié, “exercice de relativisation par l’absurde”.

Le principe est simple : imaginez que la civilisation dominante sur Terre se soit développée sous les tropiques, et qu’elle ait, comme c’est le cas des occidentaux aujourd’hui, imposée ses valeurs culturelles aux reste du monde. Il est fort à parier que les habitudes vestimentaires des ces indiens hautement civilisés y aient été totalement différentes des notres. Dans une région où la température moyenne oscille entre 22 et 30 degré toute l’année, on peut penser sans trop divaguer que l’être humain aurait développé un apparât vestimentaire adapté à la météo, c’est à dire pour faire simple : tee-shirt, short et tong pour tout le monde ! Ou plutot, histoire d’être moins ethnocentré, toge et sandales de cuir. Sans doute que cette civilisation aurait inventé des tenues plus “chics” ou des tenues de travail spécialisées, mais toutes conserverait la fonction commune d’être pratique et aérée. En gros : tout sauf un costume cravate avec chaussettes assorties et des Burton en cuir.

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dimanche 7 septembre 2008

Blog en friche...

...pendant au moins cinq semaines pour cause de tournage au pays !

Rendez-vous fin octobre!

mercredi 20 août 2008

Le principe d'identification

En entreprise, on appelle ça la “culture d’entreprise” : un salarié qui s’identifie à sa boîte est un salarié qui fera sienne les problématiques de l’entreprise, au dépend même des ses intérêts personnels. A l’échelle d’un pays, ça devient tout simplement du “nationalisme”, au sens propre du terme, sans la connotation négative qu’on attribue généralement à cette notion. Promouvoir la fibre nationale est le meilleur moyen de faire communier tout un peuple dans une direction commune et galvanisante ! Tous ensemble derrière notre armée ! Tous ensemble derrière nos athlètes ! L’heure n’est pas à la réflexion, ou à la remise en question, mais à l’encouragement. Le principe d’identification permet de faire croire à l’autre que “mes intérêts sont tes intérêts, capito ?”. En s’identifiant à une valeur symbolique supérieur, plus rarement à un personnage, on devient l’autre, on intègre donc ses enjeux et ses intérêts.

Conséquences perverses du principe d’identification : on en arrive à ressentir de la “fierté” pour des événements qui ne nous concernent absolument pas, ou pire, on en vient à considérer comme positifs des comportements pourtant totalement opposés à nos valeurs.

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dimanche 10 août 2008

Le pékin moyen et les JO

Incroyable commentaire sur France Inter le jour de la cérémonie d’ouverture des JO : alors que le journaliste décrit avec éloge (sur ce ton enjoué que savent prendre les commentateurs sportifs lors de grands évènements calendaires) les superbes installations sportives construites en un temps record par le gouvernement chinois, il enchaîne sans transition, en précisant, sur le même ton, que plus de cinq mille personnes ont été expulsés, soit tout un quartier populaire historique complètement rasé afin de laisser place à ce magnifique stade olympique...

On percevait certes une légère altération de l’intonation de l’animateur qui laissait comprendre aux auditeurs les plus attentifs qu’il s’agissait en fait d’un reproche. Mais la distinction était tellement subtile que je doute qu’elle ait été clairement perçue. Sur le coup, c’était plutôt comme si le journaliste énumérait avec entrain l’ensemble des caractéristiques techniques de l’évènement : “Quatre ans de travaux acharnés, cinquante mille tonnes de bétons coulés, cinq cent tonnes de gazon artificiel, et près de cinq mille habitants expulsés ! Un véritable exploit architectural !”

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mardi 22 juillet 2008

De l´avarice dans les revendications sociales

Dans ma vie diurne, il se trouve que je suis en poste dans une société de télécommunication parisienne qui est sur le point de se faire avalé d´une bouchée par un gros prédateur du secteur. Inutile de préciser que cette acquisition donnera très probablement lieu à un plan de licenciement d´envergure, étant donné les multiples « doublons » de part et d´autres des équipes.

Le milieu professionnel est plutôt jeune, profil cadres high-tech pour la plupart, et je ne crois pas me tromper en disant qu´un plan social ne provoque pas le même niveau d´angoisse chez nous que dans une usine de montage de moteurs de Solex en territoire de Belfort... Bien que les profils soient divers, au global, que ce soit les informaticiens, les commerciaux ou les marketeux, la pluparts sont assez confiants dans leur capacité à trouver un emploi après, d’autant que le bassin d´emploi est plutôt bien achalandé. Il faut préciser aussi qu´un bon nombre de salariés sont là depuis plus de 5 ans, et c´est déjà une éternité dans ce milieux. Donc si on leur donne l´occasion de changer de boîte sans démissionner, ils diraient pas non... Donc j´évaluerais la peur « de perdre son emploi et de ne pas en trouver après » à 4/10 en moyenne chez nous, contre 9/10 dans l´usine Solex...

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mardi 1 juillet 2008

Le progrès : à prendre ou à laisser !

Lorsqu’on a le malheur de remettre en cause les bienfaits du progrès technique dans un dîner en ville, il est très fréquent de se voir rétorquer le fatidique “Ben quoi ? Tu voudrais qu’on retourne à l’âge des cavernes, c’est ça ?”. Après quoi l’assistance se met généralement à rire grassement de l’infantilisme de celui qui a daigné critiquer la valeur la plus noble et la plus saine de l’humanité...

Bon, j’exagère un peu : ça dépend sans doute des interlocuteurs, et du milieux dans lequel on évolue à ce moment précis... Néanmoins, même chez des personnes très instruites, curieuses et ouvertes d’esprit, j’ai retrouvé cette argumentation exagérément irrationnelle pour un sujet pourtant si rationnalisable.

Prenons deux exemples de dialogues délibérément naïfs :

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