La douleur rend con.
C’est comme ça, c’est la nature humaine.
Lorsqu’un individu est blessé dans sa chair ou dans son âme, il a statistiquement de fortes chances de devenir un peu con. Voire parfois très con. Personne n’y échappe : ni moi, ni mon frère, ni ma mère, ni mon boss, ni même le grand manitou qui dirige la nation (lui encore moins que les autres...).
S’en prendre à ses proches, moralement ou physiquement, exploiter ses semblables, manipuler ses pairs, envahir le territoire voisin, accumuler de la richesse, tuer et blesser encore tout un tas d’autres gens...
C’est comme ça que fait le con pour ne pas se sentir tout seul dans sa douleur profonde...
C’est comme ça que l’homme blessé lave sa blessure.

D’ailleurs, on pourrait presque résumer toute l’histoire de l’humanité à cela : des hommes (ou plus rarement des femmes) blessés dans leur âme (comprendre “orgueil”) ou dans leur chair, souvent par leurs propres parents, et qui passent le reste de leur vie à faire les cons pour compenser...
Cette théorie fonctionne autant pour les individus que pour les ensembles d’individus, aussi appelés “peuples”.
Un peuple blessé dans sa chair ou dans son âme (comprendre “fierté”) a de fortes chances de finir con.




